Faculté des Sciences Sociales

L’environnement par les marges

Appel à communication


©️ Lucas Onan

Infos

Dates
4 et 5 juin 2026
Lieu
Usquare (site interuniversitaire ULB-VUB)
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Cette journée d’études pluridisciplinaire réunit de jeunes chercheur·ses francophones (doctorant·es et post-doctorant·es) en sciences sociales dont les travaux portent sur les enjeux environnementaux.
Elle propose d’aborder ensemble deux objets centraux — l’environnement et l’écologie — à partir d’un angle commun : les marges.

Environnement et écologies : de quoi parle-t-on ?

Dans le cadre de cette journée, l’environnement est entendu comme un lieu où vivre en santé et en sécurité, travailler, collaborer, se détendre et apprendre (Anguelovski, 2015 citée par Naoufal, 2016).
L’écologie renvoie quant à elle à la politisation des enjeux liés à la dégradation de l’environnement, à la biodiversité ou au réchauffement climatique, dans le prolongement des débats actuels autour de la pluralité des écologies politiques (Diaw & Deldrève, 2025).

Pourquoi une entrée par les marges ?

S’intéresser aux marges permet d’explorer autrement les rapports à l’environnement.
En mots simples, les marges désignent ce qui se situe en dehors de ce qui est dominant, reconnu ou légitimé :
des pratiques peu visibles, des groupes peu représentés, des espaces éloignés du centre du pouvoir, mais aussi des manières de faire et de penser qui s’écartent des normes établies.

Cet angle offre plusieurs avantages :

1. Comprendre des rapports apparemment opposés aux enjeux environnementaux

Les mobilisations écologiques contemporaines sont multiples.
L’approche par les marges permet de penser ensemble :

  • des formes d’action délégitimées, méprisées ou peu visibles,
  • et des mouvements accusés de radicalité, qu’elle soit politique ou pratique.

2. Explorer différentes fractions de l’espace social

Les marges permettent de saisir la diversité des expériences sociales face aux enjeux environnementaux :

  • Les classes populaires, responsables d’une faible part des dégradations écologiques mais souvent les plus exposées à leurs effets.
  • Certaines fractions dominantes, pour qui l’environnement demeure un enjeu secondaire face aux intérêts économiques.
  • Les classes moyennes engagées, surreprésentées dans certains mouvements — comme les ZAD — et qui adoptent des modes d’action situés à la marge du jeu politique institutionnel et des formes traditionnelles de contestation.

Appel à communication

Les communications pourront s’inscrire au sein de trois axes :

  • Axe 1. Penser la marginalisation environnementale
  • Axe 2. Des écologies marginalisées
  • Axe 3. Aux marges des luttes environnementales

Les propositions de communication, d’une longueur de deux pages maximum (bibliographie comprise) sont attendues avant le 20 mars 2026. Pour toute question, vous pouvez écrire à : lucas.faure@ulb.be ; maud.hetzel@uliege.be ; lucas.onan@uclouvain.be 

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